Sophro-analyse Tours

 

Sophro-analyse Tours : l'histoire d'une "nouvelle" méthode

C'est le professeur Alfonso Caycedo, le créateur de la sophrologie puis de la sophrologie caycedienne, qui le premier parle de sophro-analyse. Il va la décrire plutôt succinctement et ne va finalement plus s'y intéresser pour privilégier le développement de la sophrologie auprès d'un public de plus en plus large.

L'autre principale raison est que le sophro-analyste doit avoir une connaissance importante et approfondie de l'analyse. Cette limite théorique et clinique va donc considérablement freiner la progression de la branche analytique de la sophrologie.

En France, certains sophrologues vont chercher à la développer en créant plus ou moins leur propre méthode. Comme les courants freudien et lacanien sont les plus connus sur le sol français, le développement de la sophro-analyse va largement s'appuyer sur ces théories. D'autres praticiens, formés à l'AT*, vont plutôt se servir de cette méthode pour proposer une orientation de travail différente.

Aujourd'hui, la sophro-analyse reste encore plutôt confidentielle, sans doute à cause de la longue et coûteuse formation des praticiens. 

* Analyse Transactionnelle : autre conception de l'analyse créée dans les années 50 par le psychiatre Eric Berne.

  

La sophro-analyse en quelques mots

La sophro-analyse est une thérapie psychocorporelle, c'est-à-dire orientée sur le corps pour libérer les maux du corps et de l'esprit. Comme le corps et l'esprit sont liés l'un à l'autre, il est possible d'agir sur le corps pour apaiser l'esprit et sur l'esprit pour libérer le corps notamment des tensions émotionnelles enfouies.

Cette action sur la cuirasse émotionnelle se réalise grâce au lâcher-prise créé par les techniques sophrologiques (relaxation, méditation, concentration...) et à l'identification des messages reçus venant de l'inconscient (pensée, rêve, image métaphorique - symbolique...). C'est en décryptant ces messages, puis en les comprenant notamment par un questionnement approprié, qu'il est possible de dénouer les tensions pour se libérer des maux et de la souffrance qu'ils engendrent.

 

En résumé

Sensation → Question → Compréhension → Action

C'est en écoutant ses sensations que l'on peut se poser les bonnes questions conduisant à la compréhension de son mal être, puis à l'action permettant de résoudre le problème durablement, voire définitivement.

  

Mon histoire avec la sophro-analyse

Laurent BertrelDans ma formation en sophrologie psychoanalytique réalisée à Tours auprès de Patrice Landry (sophrothérapeute et orthophoniste) entre 2001 et 2002, nous nous sommes surtout intéressés à l'AT et, de mémoire, à la psychanalyse freudienne. Bien sûr, vu la durée de la formation, il s'agissait là seulement des bases théoriques de l'AT et de la psychanalyse orthodoxe permettant au sophro-analyste débutant de mieux percevoir la problématique du sujet grâce à une grille de lecture structurée et structurante. 

Le travail d'un sophro-analyste n'est pas de conduire une psychanalyse, car le métier de psychanalyste est différent. Il fait de plus l'objet d'un cursus de formation beaucoup plus long et d'un travail personnel approfondi et abouti obligatoire (ce qui n'est pas, malheureusement, une obligation pour le sophro-analyste, tout comme pour les psychothérapeutes d'ailleurs...). 

Comme le professeur Caycedo en son temps, je ne me suis pas vraiment intéressé à l'approche analytique proposée dans ma formation. Pour moi, la psychanalyse était à l'époque une méthode vieillissante et poussiéreuse (tout comme l'AT d'ailleurs). C'est du moins l'idée que j'en avais, sans être encore passé sur le divan... (ah les préjugés...). 

Conscient que j'avais des choses à régler avec mon histoire personnelle, je suis passé par la psychothérapie pendant environ quatre ans avec deux médecins psychiatres de Tours : le docteur Jamin, puis, quelques années après, le docteur Louboff.

L'apprentissage de méthodes comme la sophrologie, la PNL, l'hypnose, la relaxation, le reiki, les arts martiaux..., pousse bien entendu aussi à se remettre en question, à se s'interroger notamment sur le sens de la vie et à trouver des réponses pour évoluer positivement, pour trouver tout simplement sa place.

L'attirance vers la psychanalyse est arrivée un peu plus tard, en Allemagne, à Munich. Coach PNL depuis une dizaine d'années, j'ai pu vérifier sur le terrain que si le coaching fonctionne parfaitement bien dans certaines situations, il devient inopérant (du moins durablement) lorsqu'un travail thérapeutique en profondeur est indispensable. Le coach doit alors reconnaître humblement la limite de son action et orienter vers un psy le sujet coaché qui devient alors patient.

L'histoire pourrait s'arrêter là et je pourrais continuer à être « seulement » coach – sophrologue. Mais, tout comme moi, vous avez sans doute déjà entendu cette petite voix intérieure qui vous pousse à aller plus loin... 

J'ai écouté mon intuition et mon voyage psychanalytique s'est déroulé de 2011 à 2013 sur le divan d'une psychanalyste freudienne exerçant à Munich, le docteur Hanh. Est-ce la psychanalyse qui a été le nouveau grand révélateur de ma vie ? Ou bien est-ce le fruit du travail sur soi que j'ai réalisé pendant toutes ces années ? Difficile à dire mais j'ai trouvé là un moyen puissant d'aller beaucoup plus loin... J'ai donc décidé de m'orienter vers l'apprentissage de la psychanalyse. 

Apprendre la psychanalyse ne s'improvise pas et cette démarche sur soi doit être encadrée. Je me suis alors tourné vers les différentes formations proposées. En France, comme je l'ai indiqué plus haut, les courants freudien et lacanien sont les plus représentés. On trouve même des formations universitaires de type master et doctorat. D'autres courants existent, plus discrets mais quand même relativement connus comme l'approche jungienne. D'autres approches sont presque inexistantes comme celle de Sándor Ferenczi (Bioanalyse) qui semble pourtant très intéressante (son surnom – l'enfant terrible de la psychanalyse – est également, pour une personnalité comme la mienne, très attirant :-).

J'ai donc pris du temps pour trouver le bon courant en recherchant le maximum d'informations. Puis j'ai commencé début 2016 mon apprentissage de la psychanalyse suite à ma rencontre avec la SFPA-SO, c'est-à-dire la Société Française de Psychanalyse Adlérienne du Sud-Ouest.

La psychologie individuelle d'Alfred Adler (ou psychanalyse adlérienne) est incontestablement celle qui correspond le mieux à ma vision de voir les choses. Ainsi, je pense notamment que le nœud d'un problème vient plutôt d'un complexe d'infériorité / supériorité surgissant chez un enfant gâté ou négligé engendrant une difficulté à développer un sentiment social permettant de s'épanouir dans son couple, dans son travail, dans la société en général (Adler), et non pas systématiquement de l'unique principe directeur qu'est la libido sexuelle (Freud).

En 2017 c'est auprès de l'IAAP (Institut Alfred Adler de Paris) que mon chemin se poursuit comme élève pour développer mes capacités d'analyse et, peut-être, devenir un jour psychanalyste... 

 

La sophro-analyse est-elle pour vous ? Comment choisir son sophro-analyste ?

La sophrologie vous convient mais vous voulez aller plus loin sans passer par la psychothérapie, voire la psychanalyse ? Alors la sophro-analyse est très certainement une méthode qui peut vous convenir. Mais si la méthode est importante, le choix du praticien est lui fondamental.

En effet, comme l'a indiqué Carl Jung, la personnalité du thérapeute est le grand facteur curatif de la psychothérapie.

 

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